InfoJuri_02-2026_Intelligence artificielle
PDF — 74Ko
L’intelligence artificielle (IA) fait désormais partie du paysage de l’entreprise, y compris dans nos métiers du bâtiment et du bois. Que ce soit pour optimiser des plannings, contrôler des chantiers, suivre la productivité ou recruter, les directions déploient déjà des outils sans toujours informer ni consulter les CSE. Le risque est clair : laisser l’IA s’imposer sans contrôle ni contre-pouvoir syndical.

Deux décisions récentes l’ont confirmé :
Malgré cela, sur le terrain, plus d’un élu sur deux (55%) constate que son CSE n’a jamais été consulté sur l’IA
Selon l’OIT, 5 % des métiers dans les pays avancés sont directement menacés par l’automatisation, mais près d’un tiers (27 %) seraient transformés ou valorisés. Le FMI estime même que 33 % des emplois pourraient être affectés.
Dans la construction et le bois, beaucoup de métiers manuels (ouvriers du BTP, charpentiers, agents de sécurité) sont peu automatisables : ils ne relèvent pas ou peu des gradients d’exposition.
Mais attention :
L’enquête flash Syndex (juin 2025) révèle des inquiétudes très fortes :
Ces inquiétudes, nous les partageons dans nos branches. Dans le bâtiment, on peut déjà craindre que l’IA serve moins à améliorer les conditions de travail qu’à accroître la pression sur les équipes.
L’IA entre de plein droit dans le champ des prérogatives du CSE :
La jurisprudence rappelle que une phase pilote peut exiger une consultation.

Nos militants ne doivent pas rester spectateurs. L’IA n’est pas « neutre » : elle transforme l’organisation du travail, redistribue la charge, remet en cause la protection des données et peut accentuer les inégalités.
Les syndicats doivent s’emparer du sujet pour :
Comme le rappelle Syndex : « L’IA ne doit pas être subie mais discutée, débattue et encadrée par le dialogue social. » À nous de faire vivre ce dialogue, partout où nos élus siègent.