Fiche3-bilan_competences-Guide formation professionnelle salaries - 2025
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Le bilan de compétences est une démarche individuelle qui permet à la personne concernée d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ainsi que ses aptitudes et ses motivations, afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation ou une démarche de validation des acquis par l’expérience.
Le bilan de compétences est un outil qui permet au salarié de :
Le bilan de compétences permet d’identifier les potentiels et repérer les compétences transférables du salarié.
Il lui donne l’occasion de faire le point sur ses motivations et intérêts professionnels, afin de pouvoir s’orienter vers une formation ou une nouvelle fonction avec les meilleures chances de réussite.
La durée du bilan de compétences ne peut excéder 24 heures, en 3 phases obligatoires :

Il est mis en œuvre par des professionnels qualifiés, extérieurs à l’entreprise, choisis par le salarié, qui sont tenus de respecter diverses obligations :
Les salariés et les agents publics peuvent demander une prise en charge financière du bilan de compétences :

Lorsque le salarié utilise son CPF pour un bilan réalisé hors temps de travail, l’employeur n’a pas à être informé.
Lorsque le salarié utilise son CPF pour un bilan réalisé en tout ou partie, pendant le temps de travail, il doit demander l’accord préalable de l’employeur selon les règles propres à l’utilisation du CPF.
ATTENTION : Il est prévu une participation du titulaire d'un CPF au financement des formations éligibles, (sauf pour les demandeurs d’emploi, en cas de cofinancement ou de mobilisation du C2P) fixée à 100 euros, revalorisée au 1er janvier de chaque année, en fonction de l'inflation.
Cette participation peut être prise en charge par les employeurs ou les Opco.
Si le bilan de compétences est réalisé au titre du plan de développement des compétences, il fait l’objet d’une convention écrite entre l’employeur, le salarié et l’organisme prestataire du bilan de compétences. Il faut obligatoirement le consentement du salarié.
La convention rappelle aux signataires leurs principales obligations respectives (durée, période de réalisation, remise des résultats, prix...).
Le salarié dispose d’un délai de 10 jours pour faire connaître son acceptation en rendant la convention signée. L’absence de réponse du salarié au terme de ce délai vaut refus de conclure la convention.
Le refus d’un salarié de consentir au bilan ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.
Pendant le bilan de compétences, le salarié conserve son statut (rémunération, protection sociale) et demeure sous la subordination juridique de l’employeur.
Le salarié demeure le seul destinataire des résultats détaillés du bilan et du document de synthèse. Ces documents ne peuvent être communiqués à l’employeur que si le salarié y consent.
