Fiche7-projet_transition_professionnelle-Guide formation professionnelle salaries - 2025
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Le projet de transition professionnelle (PTP), permet au salarié de s’absenter de son poste de travail afin de suivre une formation certifiante destinée à lui permettre de changer de métier ou de profession.
La formation suivie dans le cadre du PTP doit permettre :
La formation demandée n’a pas besoin d’être en rapport avec l’activité du salarié.
Le PTP est destiné aux personnes en activité (salariés ou demandeurs d’emploi).
Le salarié doit justifier d’une ancienneté d’une activité salariée d’au moins 2 ans consécutifs ou non, dont 1 an dans la même entreprise, quelle que soit la nature des contrats successifs.
Le PTP est également accessible au salarié en CDD ou pendant un période de chômage. Dans ce cas, le salarié doit justifier d’une activité salariée d’au moins 2 ans consécutifs ou non, quelle que soit la nature des contrats successifs, au cours des 5 dernières années dont 4 mois en CDD au cours des 12 derniers mois.
L’ancienneté s’apprécie à la date de départ en formation du salarié.
L’ancienneté n’est pas requise pour certains salariés :
L’employeur doit répondre au salarié dans les 30 jours suivant la réception de la demande de congé. En l’absence de réponse de l’employeur dans le délais imparti, l’autorisation de congé est acquise de plein droit.
Le salarié ayant bénéficié d’un congé pour sa reconversion doit respecter, dans la même entreprise, un délai de franchise avant de s’engager dans une nouvelle demande.
Le délai de franchise est exprimé en mois. Il est égal à dix fois la durée du projet de transition professionnelle précédemment suivi, exprimée en mois.
Ce délai ne peut être inférieur à six mois ni supérieur à six ans.
Pour être guidé dans le choix de sa formation, le salarié peut bénéficier d’un accompagnement par le conseil en évolution professionnelle (CEP). L’opérateur CEP informe, oriente et aide le salarié à formaliser son projet. Il propose un plan de financement.
Le salarié doit adresser une demande écrite d’autorisation d’absence à son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou par courrier remis en main propre contre signature. Ce courrier doit indiquer la date de la formation, son intitulé, sa durée, l’organisme
de formation.

L’employeur peut refuser une demande de congé dans le cadre d’un projet de transition professionnelle si le salarié ne respecte pas les conditions d’ancienneté ou de demande d’absence.
Dans les autres cas, il ne peut que reporter le congé :
Pendant le projet de transition professionnelle, le salarié est considéré comme stagiaire de la formation professionnelle. Il bénéficie du maintien de sa protection sociale et est couvert contre le risque d’accident du travail.
Durant cette période, le contrat de travail est suspendu mais non rompu. Le salarié doit donc justifier de sa présence en formation
Le temps passé en formation est assimilé à du temps de travail effectif pour le calcul des congés payés, d’ancienneté.
Il en va de même à l’égard des droits auxquels le salarié peut prétendre du fait de son ancienneté dans l’entreprise, par exemple les primes (13ème mois, vacances, bilan ou gratifications) liées à l’ancienneté dans l’emploi. À l’issue de la formation, il réintègre son poste de travail ou un poste équivalent. L’employeur n’est pas tenu de proposer un autre emploi prenant en compte la qualification acquise pendant la formation.
La demande de prise en charge est adressée par le salarié à la commission de son lieu de résidence principale ou de son lieu de travail, après accord de l’employeur pour le bénéfice du congé. Le salarié ne peut déposer simultanément plusieurs demandes de prise en charge.
Le salarié doit bénéficier d’un positionnement préalable de l’action de formation par rapport à ses compétences et au regard de la durée de formation. Ce positionnement est soumis à la CPIR pour obtenir l’acceptation ou le refus du PTP.
Dans tous les cas, le projet est soumis à l’acceptation de Transition-Pro. La Commission évalue si le projet est éligible au projet de transition professionnelle.
Pour le financement du projet de transition professionnelle, la CPIR mobilise en premier les droits inscrits au compte personnel de formation. Le salarié peut bénéficier également d’abondements complémentaires.
Le salarié qui essuie un refus par rejet total ou partiel de la CPIR reçoit une notification motivée et dispose d’un recours gracieux. Il lui est également possible de recourir à une médiation.
La rémunération perçue durant la durée du congé de transition professionnelle est établie à partir des rémunérations perçues au cours des douze mois précédant la formation.
